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Prix immobilier Paris 7e arrondissement : le prix au m² par quartier en 2026

📅 Mis à jour le 21/09/2026 ⏱️ 21 min de lecture 📝 4 276 mots
Prix immobilier Paris 7e arrondissement : le prix au m² par quartier en 2026

Invalides, Champ-de-Mars, Gros-Caillou, Saint-Thomas-d'Aquin, Bac : le 7e arrondissement cultive une élégance particulière au sein du paysage parisien. Loin de l'agitation touristique des Champs-Élysées ou de la vie nocturne du 6e, le 7e incarne un Paris institutionnel, diplomatique, où les grandes familles françaises transmettent de génération en génération des appartements d'exception. Avec ses hôtels particuliers, ses ambassades et ses ministères, le 7e propose un cadre de vie résidentiel unique, qui se traduit par des prix parmi les plus élevés de la capitale.

Le prix au m² du 7e arrondissement s'établit autour de 13 200 €/m² en 2026 sur les ventes réellement signées, et non à 14 200 ou 15 200 €/m² comme l'affichent certaines sources. Cet écart n'est pas un détail : il représente près de 100 000 € sur un appartement de 80 m². Cette page a été recalée en septembre 2026 sur les prix standardisés des notaires et sur les bases de transactions, quartier par quartier. Pour situer votre bien précisément, notre outil d'estimation immobilière en ligne vous donne une première fourchette en quelques minutes.

Infographie : prix au m² dans le 7e arrondissement de Paris en 2026, par quartier, sur les ventes signées
Infographie libre de réutilisation — merci de citer vendreappartementparis.fr en source.

Quel est le prix au m² dans le 7e arrondissement de Paris en 2026 ?

La réponse courte : de l'ordre de 13 200 €/m² pour un appartement ancien, avec une amplitude réelle qui va d'environ 11 000 €/m² pour un rez-de-chaussée sur cour sans ascenseur à plus de 20 000 €/m² pour une vue directe sur la tour Eiffel.

Cette valeur n'est pas une opinion. Les prix au m² standardisés publiés par la chambre des notaires de Paris pour les appartements anciens vendus libres, de gré à gré, en pleine propriété, donnent pour le 7e arrondissement une progression nette sur l'année écoulée :

  • fin 2024 : 12 420 €/m²
  • premier trimestre 2025 : 12 550 €/m²
  • deuxième trimestre 2025 : 12 830 €/m²
  • troisième trimestre 2025 : 13 180 €/m²

Soit +6 % en trois trimestres. En projetant cette dynamique sur 2026, une valeur de référence de 13 200 €/m² est prudente et cohérente. C'est également la valeur que porte notre guide pilier des prix immobiliers à Paris, qui recense les vingt arrondissements.

Pourquoi les prix annoncés dans le 7e varient-ils de 13 200 à 15 200 €/m² selon les sources ?

Parce que toutes les sources ne mesurent pas la même chose, et c'est la première chose à comprendre avant de fixer un prix de vente.

Les sources adossées aux ventes signées

Les prix standardisés des notaires et les bases de transactions publiques (DVF) partent des actes authentiques. Elles mesurent ce que des acheteurs ont effectivement payé, chez un notaire, après négociation. Dans le 7e, elles convergent autour de 13 200 €/m².

Les indices adossés aux annonces et aux modèles d'estimation

Les baromètres des portails et des réseaux d'estimation en ligne intègrent, à des degrés divers, les prix demandés. Sur le 7e, l'un des plus consultés affiche en septembre 2026 15 191 €/m², soit 15 % de plus que les ventes signées. Ce n'est pas une erreur de leur part : ils répondent à une autre question, celle du niveau d'offre du marché.

Le prix d'annonce est ce que les vendeurs espèrent. Le prix de transaction est ce que les acheteurs ont accepté. Sur une page qui sert à fixer un prix de mise en vente, seule la seconde mesure a un sens — parce que c'est celle qui finira dans l'acte.

Ce que cela change concrètement

Un vendeur qui cale son prix sur 15 200 €/m² au lieu de 13 200 €/m² affiche un appartement de 80 m² à 1 216 000 € au lieu de 1 056 000 €. Il ne vendra pas plus cher : il vendra plus tard, après deux ou trois baisses de prix, et souvent en dessous de ce qu'il aurait obtenu en partant juste. C'est le mécanisme décrit dans notre article sur les frais d'agence immobilière pour une vente à Paris.

État du marché du 7e en 2026

Le 7e est un marché étroit, cher et peu liquide, où la moyenne compte moins que la qualité de l'adresse.

Un arrondissement aux dimensions humaines

Avec 4,09 km² et de l'ordre de 50 000 habitants, le 7e présente une densité relativement faible pour Paris intra-muros. Cette faible densité se traduit par une atmosphère résidentielle et calme, rare dans la capitale. Le parc immobilier, majoritairement composé d'immeubles haussmanniens et d'immeubles de standing des années 1900-1930, offre particulièrement de grandes surfaces familiales.

Un marché particulier, moins liquide

Le 7e enregistre de l'ordre d'un millier de transactions d'appartements par an, ce qui en fait l'un des arrondissements les moins liquides de Paris. Les biens se conservent longtemps dans les familles, souvent transmis par succession. Quand ils arrivent sur le marché, les délais de commercialisation s'allongent mais les prix tenus se révèlent particulièrement stables.

Cette étroitesse a une conséquence méthodologique importante : la moyenne d'un arrondissement qui ne fait qu'un millier de ventes par an bouge dès que la composition des ventes change. Trois ventes exceptionnelles avenue Rapp suffisent à faire remonter le chiffre d'un trimestre. C'est une raison de plus de ne jamais caler un prix de mise en vente sur la seule moyenne d'arrondissement.

La reprise sur les grandes surfaces

Après une correction entre 2022 et 2024, le 7e connaît depuis 2025 une reprise nette, particulièrement marquée sur les grandes surfaces familiales de 150 m² et plus. La stabilisation des taux et le retour des acheteurs internationaux ont redynamisé ce segment spécifique. Pour replacer ce mouvement dans la durée, voyez notre analyse de l'évolution des prix de l'immobilier à Paris.

Les sous-quartiers du 7e et leurs spécificités

Le 7e se divise en plusieurs secteurs aux personnalités affirmées, chacun avec ses clientèles et ses fourchettes de prix. Les fourchettes ci-dessous ont été recalées en septembre 2026 sur les prix des quartiers administratifs mesurés par les notaires, puis contre-vérifiées sur les prix de rue issus des bases de transactions.

Champ-de-Mars-Tour Eiffel : la vue comme patrimoine

Les rues bordant le Champ-de-Mars, de l'avenue Rapp à l'avenue de la Bourdonnais, affichent les prix les plus élevés du 7e, entre 13 500 et 17 500 €/m² selon l'étage, la vue et l'état. La vue sur la tour Eiffel génère des primes considérables : quelques adresses dépassent 20 000 €/m². Cette zone attire principalement une clientèle internationale fortunée en quête d'une adresse emblématique.

Invalides-École Militaire : le cœur institutionnel

Autour de l'esplanade des Invalides et de l'École Militaire, les prix oscillent entre 12 800 et 15 500 €/m². L'écart est important à l'intérieur même du secteur : le quartier administratif des Invalides ressort nettement au-dessus de celui de l'École-Militaire dans les relevés notariaux. Ce secteur séduit les grandes familles françaises, les diplomates et les hauts fonctionnaires. Les immeubles haussmanniens avec belles réceptions y sont nombreux.

Gros-Caillou : l'élégance familiale

Entre la rue Saint-Dominique et la rue Cler, le quartier Gros-Caillou affiche des prix entre 12 400 et 14 800 €/m². Contrairement à ce que sa réputation de village chic laisse penser, c'est l'un des quartiers administratifs les plus abordables du 7e : son parc comporte davantage d'immeubles modestes et de petites surfaces que les secteurs de la rive du Bac. Il attire les familles aisées qui valorisent les commerces de proximité haut de gamme et les écoles privées cotées.

Saint-Thomas-d'Aquin : la bourgeoisie discrète

Autour de la rue du Bac et de la rue de Grenelle, les prix atteignent 14 000 à 17 500 €/m². C'est le quartier administratif le plus cher du 7e dans les relevés notariaux, et les bases de transactions confirment ce classement rue par rue. Ce secteur, très résidentiel, séduit une clientèle française patrimoniale, souvent issue de plusieurs générations parisiennes. Les immeubles avec antichambre, salon double et chambres en enfilade constituent le standard.

Solférino-Chambre des Députés : le chic politique

Le secteur nord-est du 7e, autour de l'Assemblée nationale et du Musée d'Orsay, pratique des prix entre 13 500 et 16 000 €/m². Cette zone, plus institutionnelle, attire les professions libérales et les personnalités politiques ou diplomatiques. Les étages élevés avec vue sur la Seine constituent le haut de la fourchette.

Bac-Vaneau : la prime Bon Marché

La zone autour du Bon Marché et de la rue de Sèvres bénéficie d'une prime commerciale, avec des prix entre 13 800 et 16 500 €/m². Cet effet « grand magasin » valorise toute la zone pour une clientèle urbaine qui apprécie le mix commerces haut de gamme et résidentialité.

Pourquoi les fourchettes par quartier sont-elles plus hautes que la moyenne du 7e ?

C'est une question légitime, et la réponse explique beaucoup d'erreurs de prix. Quatre des six secteurs ci-dessus ont un plancher au-dessus de 13 200 €/m², c'est-à-dire au-dessus de la moyenne de l'arrondissement. Comment est-ce possible ?

Parce que les fourchettes de quartier décrivent des biens de qualité courante, bien placés, en étage, avec ascenseur : c'est ce que les professionnels montrent et ce que les acheteurs cherchent. La moyenne d'arrondissement, elle, intègre tout le bas de marché : les rez-de-chaussée sur cour, les immeubles sans ascenseur, les derniers étages sous combles non rénovés, les studios de service, les biens classés F et G, les appartements occupés ou démembrés. Ce segment ne figure dans aucune fourchette de quartier, mais il pèse dans la moyenne.

Deux règles pratiques en découlent. D'abord, une moyenne d'arrondissement doit toujours tomber à l'intérieur de l'enveloppe des fourchettes de ses quartiers : si elle est en dessous de tous les planchers, l'un des deux chiffres est faux. Ensuite, un vendeur ne doit jamais partir de la moyenne : il doit partir de la fourchette de son secteur, puis corriger vers le bas ou vers le haut selon l'étage, la vue, l'ascenseur et le DPE.

Combien vaut un appartement de 80 m² dans le 7e arrondissement ?

Voici l'ordre de grandeur, à partir de la valeur de référence de 13 200 €/m² et des facteurs de correction observés :

  • Un 80 m² au cœur du Gros-Caillou, troisième étage avec ascenseur, en bon état, DPE D : de l'ordre de 1 020 000 à 1 150 000 €.
  • Le même bien rue du Bac, dans un bel immeuble : 1 200 000 à 1 350 000 €.
  • Le même bien avenue de la Bourdonnais avec vue sur le Champ-de-Mars : 1 350 000 à 1 500 000 €, et davantage avec une vue directe sur la tour Eiffel.
  • Le même bien en rez-de-chaussée sur cour, sans ascenseur, DPE F : 850 000 à 950 000 €.

L'amplitude entre ces quatre cas dépasse 600 000 € pour une surface identique dans le même arrondissement. C'est ce qui rend l'estimation d'un bien du 7e beaucoup plus technique qu'ailleurs, et ce qui interdit de raisonner au prix moyen. Notre estimateur en ligne intègre ces paramètres pour livrer une fourchette de départ.

Les profils d'acheteurs dans le 7e

La clientèle du 7e arrondissement est l'une des plus caractéristiques de Paris, avec des profils très spécifiques qui façonnent le marché.

Les grandes familles françaises

Le 7e reste le bastion des familles bourgeoises françaises, souvent installées depuis plusieurs générations. Ces acheteurs recherchent de grands appartements familiaux de 5 à 8 pièces, dans des immeubles de standing. La transmission patrimoniale intergénérationnelle est au cœur de leur démarche, ce qui explique que beaucoup de ventes du 7e soient des ventes de succession.

Le corps diplomatique et institutionnel

La proximité des ministères, de l'Assemblée nationale et des ambassades attire une clientèle diplomatique et politique. Les appartements de fonction temporaires, les pied-à-terre pour élus et les résidences familiales d'ambassadeurs créent une demande permanente sur certaines typologies.

Les investisseurs internationaux patrimoniaux

Les acheteurs étrangers représentent une part importante des transactions du 7e, supérieure à la moyenne parisienne. Ce sont particulièrement des familles du Moyen-Orient, des investisseurs américains et des fortunes asiatiques qui ciblent les biens d'exception autour du Champ-de-Mars et des Invalides, avec une logique patrimoniale pluri-générationnelle.

Les dirigeants et hauts cadres

Les dirigeants des grandes entreprises françaises et européennes, les associés de cabinets d'avocats, les chirurgiens et professeurs de médecine renommés constituent un autre segment important. Ce profil privilégie les belles surfaces familiales pour résidence principale.

Les facteurs qui font le prix dans le 7e

Dans un arrondissement aussi spécifique, plusieurs critères pèsent particulièrement lourd sur la valorisation.

La vue et les ouvertures extérieures

Plus que dans tout autre arrondissement, la vue fait la valeur dans le 7e. Une vue dégagée sur la tour Eiffel, le Champ-de-Mars, les Invalides ou la Seine peut représenter plusieurs dizaines de pourcents d'écart avec un bien par ailleurs identique. Cette prime ne se calcule pas au barème : elle se constate sur des ventes comparables, et c'est exactement le travail qu'un bon professionnel doit être capable de vous montrer, ventes à l'appui.

Les prestations d'époque préservées

Les appartements ayant conservé leurs prestations historiques — boiseries d'époque, parquets Versailles, cheminées en marbre sculpté, plafonds décorés — se vendent sensiblement mieux que la moyenne du secteur. À l'inverse, une rénovation trop radicale qui aurait effacé ces éléments peut paradoxalement dévaloriser un bien du 7e, à rebours des logiques classiques observées ailleurs dans Paris.

La qualité de l'immeuble et des parties communes

Le 7e compte de nombreux immeubles de très grand standing, avec halls marbrés, escaliers monumentaux et gardiennage. Cette qualité architecturale des parties communes compte beaucoup, particulièrement pour la clientèle internationale, qui juge un bien autant à son entrée qu'à son plan.

La proximité des institutions prestigieuses

Les adresses proches du Champ-de-Mars, des Invalides, de l'Assemblée nationale ou du Musée d'Orsay bénéficient d'une surcote liée à leur proximité des symboles parisiens. Cette dimension symbolique pèse particulièrement pour les acheteurs internationaux.

Le DPE et l'enjeu énergétique

Le parc très ancien du 7e comporte de nombreux biens énergivores. La clientèle haut de gamme est moins sensible à ce critère qu'ailleurs, mais l'écart de valeur entre les bonnes et les mauvaises étiquettes est désormais mesurable partout, comme le détaille notre analyse de la décote liée au DPE. Un simulateur DPE vous permet d'anticiper votre classification avant même la visite du diagnostiqueur, et notre guide pour améliorer son DPE avant la vente liste les interventions les plus rentables dans le contexte patrimonial contraint d'un immeuble classé. Attention en revanche aux promesses de plus-value chiffrées que l'on entend parfois sur les rénovations énergétiques du 7e : sur ce marché, le gain dépend beaucoup plus de l'adresse et de la vue que de la seule étiquette.

Vendre dans le 7e : méthodologie haut de gamme

Vendre un bien dans le 7e nécessite une approche spécifique, adaptée à une clientèle patiente, exigeante et patrimoniale.

Accepter un rythme plus lent

Contrairement aux arrondissements dynamiques comme le 11e ou le 9e, vendre dans le 7e prend naturellement plus de temps. Cette lenteur fait partie intégrante du processus et ne doit pas être confondue avec une difficulté de vente.

Soigner la présentation patrimoniale

Les acheteurs du 7e valorisent l'authenticité patrimoniale autant que l'esthétique. Photos professionnelles en lumière naturelle, mise en valeur des éléments d'époque, descriptif précis de l'histoire de l'immeuble : ces éléments justifient les prix demandés et rassurent la clientèle haut de gamme.

Constituer un dossier irréprochable

La documentation attendue dans le 7e dépasse le minimum légal. Procès-verbaux des cinq dernières assemblées générales, factures détaillées des travaux récents, plan de financement prévisionnel de la copropriété, études techniques sur l'état de l'immeuble : un dossier complet peut accélérer significativement la transaction et permettre de tenir le prix demandé. Notre guide complet du vendeur parisien récapitule les pièces à réunir avant la mise en ligne.

Cibler les bons canaux

La clientèle du 7e consulte rarement les portails grand public. Les réseaux internationaux de prestige, les agences spécialisées haut de gamme et les réseaux privés sont des canaux essentiels. Notre guide pour choisir une agence immobilière précise les critères de sélection pour ces marchés premium. La plateforme de mise en relation MonMandat permet de comparer plusieurs agents spécialisés haut de gamme sur le 7e avant de signer un mandat, ce qui reste la meilleure façon de confronter les estimations et les stratégies de commercialisation.

Combien de temps faut-il pour vendre un appartement dans le 7e ?

Comptez trois à six mois entre la mise en vente et la signature du compromis pour un bien correctement positionné, contre six à dix semaines dans un arrondissement plus liquide. Puis deux à trois mois supplémentaires jusqu'à l'acte authentique, le temps des conditions suspensives et des purges de droits de préemption.

Deux facteurs allongent spécifiquement les délais du 7e. Le premier est la taille des biens : un appartement de 200 m² à plus de 2,5 millions d'euros s'adresse à un vivier d'acheteurs restreint, et il faut parfois attendre qu'un acheteur du bon profil se présente. Le second est la part des ventes de succession et d'indivision, où le calendrier dépend autant des accords entre vendeurs que du marché — c'est ce que détaille notre guide sur la vente d'un bien en indivision.

Un bien qui ne se vend pas au bout de six mois dans le 7e n'est pas forcément mal placé : il est presque toujours mal prixé. Nos conseils pour vendre un appartement rapidement s'appliquent aussi au haut de gamme, à condition d'en adapter le calendrier.

Acheter dans le 7e : quelle stratégie ?

Acheter dans le 7e relève d'une démarche patrimoniale de long terme plus que d'un achat utilitaire.

Travailler le réseau

Une part importante des ventes du 7e se fait hors marché public, via les réseaux privés et le bouche-à-oreille. Cultiver des relations avec plusieurs agents de prestige, ainsi qu'avec un notaire bien introduit, peut débloquer des opportunités invisibles autrement.

Cibler les successions

Les ventes suite à succession constituent une source privilégiée d'opportunités dans le 7e. Ces biens, souvent détenus par des propriétaires âgés, n'ont généralement pas bénéficié de rénovations récentes et peuvent être acquis à des conditions plus favorables, avec un potentiel de valorisation après travaux.

Anticiper les évolutions réglementaires

Le durcissement progressif des normes énergétiques crée des écarts de prix exploitables. Les biens classés E, F ou G se négocient plus difficilement, et cet écart peut se refermer après travaux. Il faut toutefois se méfier des raisonnements chiffrés trop simples : dans un immeuble classé du 7e, l'ampleur des travaux possibles est contrainte par la copropriété et par les architectes des Bâtiments de France, et le gain réel se juge dossier par dossier.

Comparaison du 7e avec les autres arrondissements premium

Situer le 7e par rapport à ses pairs permet de mieux comprendre son positionnement. Les valeurs ci-dessous sont alignées sur notre pilier des prix parisiens.

7e vs 6e : les deux visages de la rive gauche

Le 6e arrondissement reste plus cher, autour de 14 000 €/m² contre 13 200 pour le 7e, avec une ambiance plus animée et intellectuelle. Le 7e incarne davantage une bourgeoisie familiale institutionnelle, là où le 6e mise sur le prestige culturel et commerçant. L'écart entre les deux s'est creusé en 2025 : les relevés notariaux les donnaient au coude à coude fin 2024.

7e vs 16e : deux bastions bourgeois

Le 16e arrondissement offre des prix moyens nettement inférieurs, autour de 10 900 €/m², mais un profil sociologique proche. Les deux arrondissements se partagent la clientèle des grandes familles françaises aisées, avec un avantage patrimonial au 7e et un avantage superficie au 16e : à budget égal, on y achète 20 % de mètres carrés en plus.

7e vs 8e : deux ambiances différentes

Le 8e arrondissement pratique des prix sensiblement inférieurs, de l'ordre de 11 700 à 12 200 €/m², dans une ambiance beaucoup plus tertiaire et commerçante. Contrairement à une idée reçue tenace, le 8e n'est pas plus cher que le 7e : son parc comporte une forte proportion d'immeubles de bureaux reconvertis et de logements sur grands axes.

7e vs 15e : les arrondissements familiaux

Le 15e arrondissement, voisin direct, pratique des prix inférieurs d'environ un tiers, pour une offre familiale comparable. Beaucoup d'acheteurs arbitrent entre le bas du 7e et le haut du 15e selon leur budget, et cet arbitrage est l'un des plus courants de la rive gauche.

Perspectives du 7e pour 2027-2028

Les perspectives du 7e restent solides pour les deux prochaines années, avec une réserve de méthode : sur un marché d'un millier de ventes par an, toute prévision chiffrée doit être lue comme une tendance et non comme une promesse. Notre analyse du marché immobilier parisien est mise à jour au fil des publications trimestrielles.

La prime patrimoniale renforcée

Dans un contexte d'incertitudes économiques, le 7e renforce son statut de valeur refuge. Les biens d'exception, notamment avec vue sur la tour Eiffel ou le Champ-de-Mars, devraient continuer à se comporter mieux que la moyenne de l'arrondissement.

La dynamique familiale qui perdure

La demande sur les grandes surfaces familiales de 150 m² et plus reste structurellement supérieure à l'offre. Cette rareté chronique soutient les prix sur ce segment, davantage que sur les petites surfaces, où le 7e est en concurrence directe avec le 15e et le 6e.

Le retour de la clientèle internationale

Les acheteurs internationaux, partiellement absents entre 2022 et 2024, sont revenus sur le 7e depuis 2025. C'est d'ailleurs l'une des explications de la hausse de 6 % mesurée par les notaires sur les trois derniers trimestres connus.

Questions fréquentes

Quel est le prix au m² du 7e arrondissement en 2026 ?

De l'ordre de 13 200 €/m² pour un appartement ancien, sur la base des prix standardisés des notaires, qui donnaient 13 180 €/m² au dernier trimestre publié après 12 420 €/m² fin 2024. Les fourchettes réelles vont d'environ 12 400 à 17 500 €/m² selon le quartier, et dépassent 20 000 €/m² sur quelques adresses avec vue sur la tour Eiffel.

Le 7e est-il plus cher que le 6e ?

Non. Le 6e reste devant, autour de 14 000 €/m² contre 13 200 pour le 7e. Les deux arrondissements étaient toutefois très proches fin 2024, et l'écart s'est creusé au cours de 2025.

Quel est le quartier le plus cher du 7e ?

Saint-Thomas-d'Aquin, autour de la rue du Bac et de la rue de Grenelle, ressort en tête des relevés notariaux comme des bases de transactions, avec des fourchettes de 14 000 à 17 500 €/m². Les adresses avec vue directe sur la tour Eiffel, autour du Champ-de-Mars, peuvent toutefois dépasser ces niveaux ponctuellement.

Pourquoi mon estimation en ligne est-elle plus élevée que ces chiffres ?

Parce que beaucoup d'estimateurs s'appuient sur les prix demandés dans les annonces, qui sont structurellement 10 à 15 % au-dessus des prix effectivement signés dans le 7e. Une estimation utile est celle qui vous dit ce qu'un acheteur paiera, pas ce qu'un vendeur espère.

Combien de temps faut-il pour vendre dans le 7e ?

Trois à six mois jusqu'au compromis pour un bien correctement positionné, puis deux à trois mois jusqu'à l'acte. Les très grandes surfaces et les biens en indivision prennent souvent plus longtemps.

Un DPE F ou G empêche-t-il de vendre dans le 7e ?

Non, la loi n'interdit pas de vendre un logement mal classé : elle en restreint la mise en location. En pratique, une mauvaise étiquette se traduit par une négociation plus dure et par un vivier d'acheteurs réduit, ce qui pèse sur le prix final.

Faut-il rénover avant de vendre dans le 7e ?

Rarement en profondeur. Sur ce marché, les acheteurs veulent souvent refaire à leur goût, et une rénovation récente mal calibrée peut être perçue comme une contrainte. Une remise en état légère, un dossier de copropriété complet et une présentation soignée produisent généralement un meilleur rapport coût/résultat que des travaux lourds.

Combien coûte la vente d'un appartement du 7e pour le vendeur ?

Les fameux 7 à 8 % de frais de notaire sont à la charge de l'acheteur. Le vendeur supporte principalement les diagnostics, l'état daté, l'éventuelle mainlevée d'hypothèque, les honoraires d'agence s'ils sont à sa charge et, le cas échéant, l'impôt sur la plus-value. Le détail est dans notre article sur les frais de notaire pour le vendeur.

Estimer et vendre votre bien dans le 7e

Obtenir une estimation juste dans un arrondissement aussi spécifique exige une analyse qui intègre de nombreux paramètres : standing, vue, prestations d'époque, qualité de la copropriété, étiquette énergétique. Notre outil d'estimation immobilière en ligne vous livre une première fourchette fiable en quelques minutes, à partir des valeurs de ventes signées présentées sur cette page.

Pour une vision globale du marché parisien, consultez notre guide pilier des prix immobiliers à Paris, notre analyse de l'évolution du marché et notre guide complet de la vente à Paris.

Une dernière recommandation, et c'est la plus utile sur ce marché : quel que soit le professionnel que vous choisirez, demandez-lui de justifier son estimation par trois ventes comparables signées dans les douze derniers mois, avec l'étage, la vue et l'étiquette énergétique. Dans un arrondissement où l'écart entre deux adresses distantes de trois cents mètres peut atteindre 3 000 €/m², c'est la seule vérification qui protège réellement un vendeur.

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