Le prix immobilier de Paris 17 s'établit autour de 10 150 €/m² en 2026, en hausse d'environ 1,9 % sur un an — mais aucun bien du 17e ne se vend à ce prix. L'arrondissement va de 9 000 €/m² à la porte de Saint-Ouen à plus de 14 000 €/m² autour du parc Monceau : c'est l'écart interne le plus large de Paris, et la moyenne n'y est qu'un repère statistique.
Cet article donne donc les prix du m² quartier par quartier — Batignolles, Ternes-Étoile, Monceau, Pereire-Wagram, Épinettes, porte de Clichy — puis descend au niveau des sous-secteurs et des rues là où l'écart le justifie, avant de détailler l'évolution des douze derniers mois et la méthode pour estimer un appartement précis dans le 17e.
Le 17e arrondissement se distingue par son incroyable hétérogénéité. D'un côté, les Batignolles, devenues l'un des quartiers les plus branchés de Paris, avec ses terrasses de café, son Clichy-Batignolles et sa clientèle jeune CSP+. De l'autre, la Plaine Monceau et les Ternes, bastions bourgeois où les familles parisiennes de plusieurs générations se transmettent de grands appartements haussmanniens. Entre ces deux mondes, les quartiers Épinettes, Pereire ou Porte de Saint-Ouen présentent leurs propres dynamiques. Cette diversité fait du 17e un marché fascinant, où les prix peuvent varier du simple au double dans un rayon de 500 mètres. Voici le panorama complet du marché 2026, quartier par quartier, avec les clés pour vendre ou acheter au bon prix.
Le marché du 17e en 2026 : panorama général
Le prix moyen du 17e arrondissement s'établit en 2026 à 10 150 €/m², en progression de 1,9 % sur un an. Cette moyenne masque cependant des écarts considérables entre les quartiers, certains secteurs premium dépassant 14 000 €/m² quand d'autres restent autour de 9 000 €/m².
Un arrondissement de tous les contrastes
Avec 5,67 km² et 170 000 habitants, le 17e est l'un des plus vastes de Paris. Il s'étend du boulevard périphérique à la place de l'Étoile, couvrant des réalités sociologiques très différentes. Le parc immobilier reflète cette diversité : hôtels particuliers Monceau, immeubles haussmanniens Ternes, constructions de la Belle Époque Plaine Monceau, bâtiments des années 1930 Pereire, immeubles Art déco Batignolles, et programmes neufs récents autour de Clichy-Batignolles.
Une dynamique commerciale active
Le 17e enregistre près de 3 800 transactions annuelles, dont un tiers concerne le secteur Batignolles. Les délais de vente varient fortement selon les quartiers : 45 jours autour des Batignolles contre 100 jours dans les grandes surfaces de la Plaine Monceau. Les biens bien positionnés partent rapidement, l'offre demeurant globalement inférieure à la demande dans les secteurs les plus tendus.
Les tendances post-crise
Le 17e a subi une correction contrastée entre 2022 et 2024 : 8 % de baisse en moyenne, mais jusqu'à 12 % sur les grandes surfaces premium, contre seulement 5 % sur les petites typologies des Batignolles. Depuis 2025, le rebond est net dans toutes les zones, porté par le retour des familles et des investisseurs.
Prix au mètre carré par quartier du 17e
L'arrondissement se décompose en six grandes zones distinctes. Chacune possède sa propre identité, sa clientèle type et ses fourchettes de prix.
Quartier Batignolles : le nouveau hot spot parisien
Le village des Batignolles, autour de la place du Docteur Félix Lobligeois et du square des Batignolles, concentre l'énergie créative du 17e. Les prix oscillent entre 10 800 et 12 100 €/m². Ce quartier a vu ses prix progresser de plus de 60 % en dix ans, porté par une gentrification accélérée. Les biens avec terrasse ou balcon peuvent dépasser 13 000 €/m².
Quartier Monceau : l'aristocratie parisienne
Autour du parc Monceau, dans le triangle Courcelles-Wagram-Malesherbes, les prix culminent entre 13 000 et 14 400 €/m². Les hôtels particuliers, les grands appartements haussmanniens et la proximité du parc justifient cette prime significative. La clientèle, très internationale et patrimoniale, recherche ici un placement de long terme autant qu'un lieu de vie.
Quartier Ternes-Étoile : la bourgeoisie active
Le secteur des Ternes, entre la place de l'Étoile et la place des Ternes, affiche des prix entre 12 000 et 13 000 €/m². Cet arrondissement attire les cadres supérieurs et les professions libérales, séduits par les grands appartements familiaux et la proximité des pôles d'emploi de la Défense et du quartier central des affaires.
Quartier Pereire-Wagram : le chic résidentiel
Le long des boulevards Pereire et Wagram, les prix se situent entre 11 500 et 12 300 €/m². Ce secteur, plus résidentiel, séduit les familles françaises qui valorisent le calme des contre-allées arborées. Les immeubles des années 1920-1930 offrent souvent des prestations de qualité à des prix plus contenus que le haut Monceau.
Quartier Épinettes-Bessières : l'entrée accessible du 17e
Au nord de l'arrondissement, autour du métro Brochant et de la rue des Épinettes, les prix descendent à 9 500 - 10 400 €/m². Ce quartier, longtemps populaire, connaît une gentrification progressive portée par l'effet Batignolles et la proximité du nouveau parc Martin-Luther-King.
Quartier Porte de Clichy-Saint-Ouen : le potentiel émergent
Les zones frontalières nord, autour de Clichy-Batignolles et de la porte de Saint-Ouen, pratiquent des prix entre 9 000 et 10 050 €/m². Ce secteur, profondément transformé par les projets urbains (tribunal de grande instance, parc Martin-Luther-King, nouveau pôle d'échanges), offre les meilleures opportunités d'investissement du 17e pour les horizons longs.
Prix du m² à Batignolles en 2026
Le village des Batignolles est le secteur le plus recherché du 17e et celui dont les prix ont le plus progressé. Les transactions s'établissent entre 10 800 et 12 100 €/m², avec des dépassements au-delà de 13 000 €/m² pour un bien avec terrasse, balcon filant ou vue dégagée sur le square.
À l'intérieur du quartier, trois sous-secteurs se distinguent nettement :
- Le cœur historique — place du Docteur Félix Lobligeois, rue des Batignolles, rue Legendre à hauteur du square : c'est le haut de la fourchette, 11 500 à 12 100 €/m², avec une prime pour les immeubles anciens à petite copropriété.
- L'axe Brochant–Cardinet : 10 800 à 11 500 €/m², le meilleur rapport prix / vie de quartier de l'arrondissement, avec un tissu commerçant dense rue de La Jonquière et rue Legendre.
- Clichy-Batignolles et le neuf : les programmes récents autour du parc Martin-Luther-King se traitent sur des bases différentes de l'ancien — DPE A ou B, charges maîtrisées, absence de travaux — ce qui justifie une prime que le marché de l'ancien voisin ne suit pas toujours à la revente.
Ce que cela change pour un vendeur : sur les Batignolles, les délais sont courts (autour de 45 jours) et la demande porte massivement sur les deux et trois pièces. Un bien correctement présenté n'a pas besoin d'une marge de négociation dans son prix d'affichage ; un bien surévalué de 5 % perd en revanche l'effet de nouveauté des dix premiers jours, qui est ici l'essentiel de la performance. Notre analyse dédiée aux prix immobiliers du quartier des Batignolles descend au niveau des rues et des typologies.
Prix du m² aux Ternes et autour de l'Étoile
Entre la place de l'Étoile et la place des Ternes, les prix se situent entre 12 000 et 13 000 €/m². C'est le secteur des grands appartements familiaux haussmanniens, avec une clientèle de cadres supérieurs et de professions libérales.
Les écarts internes sont ici moins géographiques que qualitatifs. À adresse équivalente, quatre paramètres font la différence :
- L'étage et l'ascenseur : un quatrième étage sans ascenseur décote de 10 à 15 % par rapport au même bien desservi.
- Le côté rue ou cour : sur les axes passants — avenue de Wagram, avenue des Ternes, boulevard Pereire côté circulation — l'exposition au bruit se paie 5 à 10 %.
- La conservation des volumes d'origine : les grands appartements découpés dans les années 1970 se vendent nettement en dessous de ceux restés intacts.
- Le DPE : sur ces surfaces de 100 à 180 m², une étiquette F ou G représente un coût de travaux à cinq chiffres et déclenche l'audit énergétique obligatoire à la vente.
Prix du m² dans le quartier Monceau (Paris 17e)
Le triangle Courcelles–Wagram–Malesherbes, autour du parc Monceau, est le sommet du 17e : 13 000 à 14 400 €/m², avec des références plus élevées encore pour les étages nobles avec vue sur le parc et pour les hôtels particuliers, qui relèvent d'un marché à part et d'une logique d'acheteurs internationaux.
Deux particularités à connaître avant de vendre sur ce secteur. D'abord les délais : comptez autour de cent jours pour une grande surface, contre quarante-cinq aux Batignolles. Le nombre d'acquéreurs capables d'absorber un ticket de deux à quatre millions d'euros est structurellement faible, et une part significative de ces ventes se conclut hors annonce publique. Ensuite la sensibilité au cycle : c'est sur ces grandes surfaces premium que la correction de 2022-2024 a été la plus forte (jusqu'à 12 %), et c'est là que la reprise est la plus dépendante du retour de la clientèle internationale. Le même raisonnement s'applique au 8e arrondissement voisin, qui partage cette clientèle.
Prix du m² aux Épinettes, à Brochant et vers la porte de Clichy
Le nord de l'arrondissement est l'entrée accessible du 17e. Autour du métro Brochant et de la rue des Épinettes, les prix s'établissent entre 9 500 et 10 400 €/m². Plus haut, vers la porte de Clichy et la porte de Saint-Ouen, ils descendent entre 9 000 et 10 050 €/m².
C'est le secteur où l'écart entre deux adresses proches est le plus marqué de tout l'arrondissement : la diffusion de l'effet Batignolles se fait rue par rue. Le versant sud des Épinettes, à cinq minutes du square des Batignolles, se négocie couramment 8 à 12 % au-dessus du versant nord, à quelques centaines de mètres. Pour un vendeur, cela signifie qu'une estimation fondée sur la moyenne de l'arrondissement — ou même sur la moyenne du quartier administratif — est structurellement fausse dans cette zone.
Le 17e est l'arrondissement parisien où l'adresse exacte compte le plus : entre le parc Monceau et la porte de Saint-Ouen, l'écart dépasse 35 % au mètre carré, à typologie et à état comparables. Aucune moyenne d'arrondissement ne dit quoi que ce soit d'utile sur un bien du 17e.
Le profil des acheteurs du 17e
La sociologie des acheteurs du 17e varie considérablement selon les quartiers ciblés. Cette segmentation crée autant de micro-marchés qu'il y a de secteurs.
Les jeunes actifs CSP+ sur les Batignolles
Les Batignolles attirent principalement les 30-45 ans, cadres dans la tech, le marketing, les médias ou les professions créatives. Ces acheteurs ciblent les deux-pièces et trois-pièces entre 40 et 80 m², avec un budget moyen de 500 000 à 1 000 000 €. Leur priorité : l'ambiance de quartier, les terrasses de café, et un cadre urbain vivant.
Les familles bourgeoises sur Monceau et les Ternes
Le secteur Monceau-Ternes reste la chasse gardée d'une clientèle française aisée, souvent multi-générationnelle. Les acheteurs y cherchent de grands appartements familiaux (4 à 7 pièces) dans des immeubles de standing, avec des budgets allant de 1,5 à 5 millions d'euros. La stabilité patrimoniale prime sur la rentabilité.
Les investisseurs internationaux sur Monceau
La Plaine Monceau reste également l'un des secteurs les plus prisés par la clientèle internationale, notamment moyen-orientale et asiatique. Ces acheteurs visent les appartements d'exception (plus de 150 m²) dans les adresses emblématiques, parfois comme pied-à-terre parisien, parfois comme investissement patrimonial pur.
Les primo-accédants et familles jeunes sur Épinettes
Les quartiers en transition (Épinettes, Brochant, Clichy-Batignolles) attirent une nouvelle génération de primo-accédants, souvent des couples trentenaires cherchant à s'installer durablement dans Paris à un budget maîtrisé. La proximité des transports et des nouveaux aménagements urbains rassure cette clientèle.
Les critères qui pèsent sur les prix du 17e
Dans un arrondissement aussi varié, plusieurs facteurs spécifiques influencent fortement la valeur des biens. Pour situer précisément votre appartement, une estimation immobilière en ligne gratuite intègre ces critères en quelques minutes.
Le quartier précis : le facteur numéro un
Plus qu'ailleurs, dans le 17e, l'adresse précise fait toute la différence. Un immeuble de standing équivalent peut valoir 40 % de plus à 300 mètres d'écart selon qu'il se situe boulevard de Courcelles ou rue des Épinettes. Bien situer son bien par rapport aux micro-quartiers est donc essentiel pour éviter les erreurs d'estimation.
Le standing de l'immeuble
La qualité de l'immeuble (hall, ascenseur, parties communes, gardien) pèse particulièrement dans le secteur Monceau et les Ternes, où la clientèle bourgeoise valorise énormément les belles copropriétés. Un immeuble avec hall marbré, ascenseur Otis d'origine et gardien peut générer une prime de 10 à 15 %.
La luminosité et l'exposition
Les rues larges du 17e (avenues, boulevards) offrent souvent de belles luminosités, très recherchées. Un appartement plein sud sur boulevard large, avec double exposition, peut se valoriser 10 à 12 % au-dessus d'un équivalent sur cour sombre.
Le DPE et l'enjeu énergétique
Le parc ancien du 17e, notamment dans le secteur Monceau-Ternes, comporte de nombreux biens énergivores classés E, F ou G. La décote sur les passoires thermiques atteint désormais 10 à 18 %. Un simulateur DPE gratuit permet d'estimer rapidement votre classe énergétique avant toute mise en vente. Pour approfondir, notre guide du DPE immobilier détaille toutes les implications de la réforme 2026.
La proximité d'espaces verts
Le 17e bénéficie de plusieurs espaces verts majeurs : parc Monceau, square des Batignolles, parc Martin-Luther-King. La proximité immédiate d'un de ces parcs génère une prime systématique de 8 à 15 %, particulièrement pour les familles.
La desserte en transports
L'arrondissement est très bien desservi par les lignes 2, 3 et 13, ainsi que par le RER C et le nouveau tram T3. Les stations les plus structurantes (Monceau, Ternes, Pereire, Brochant) tirent vers le haut les prix immédiatement environnants.
Vendre dans le 17e : les stratégies par quartier
La diversité du 17e impose une approche commerciale différenciée selon le quartier et la typologie de bien.
Vendre aux Batignolles : mise en scène et réactivité
Sur les Batignolles, la demande est forte et les acheteurs réactifs. Un bien bien présenté part souvent en quelques semaines. La clé consiste à proposer dès le premier jour une annonce parfaite : photos professionnelles, description narrative, mise en avant de l'ambiance de quartier. Un prix légèrement sous le marché peut déclencher une concurrence entre acheteurs très favorable au vendeur.
Vendre sur Monceau-Ternes : patience et standing
Le marché haut de gamme du 17e demande une approche plus lente et plus soignée. La clientèle patrimoniale attend un dossier complet (PV d'AG, diagnostics, factures de travaux), une présentation à la hauteur du bien et un accompagnement professionnel. Céder à une offre basse après deux mois peut coûter plusieurs centaines de milliers d'euros.
Vendre sur Épinettes : valoriser le potentiel
Dans les quartiers en transition, la stratégie consiste à projeter les acheteurs sur le potentiel futur du secteur. Mettre en avant les projets urbains à venir, la proximité de Batignolles et la dynamique de valorisation récente rassure les acquéreurs hésitants et justifie les prix demandés.
Choisir le bon agent immobilier
Dans un arrondissement aussi segmenté, l'expertise locale compte énormément. Un agent spécialisé des Batignolles ne connaît pas nécessairement Monceau, et inversement. Notre guide pour sélectionner un agent immobilier détaille les critères. La plateforme MonMandat met automatiquement en avant les agents spécialisés de votre micro-quartier du 17e, pour un ciblage optimal.
Acheter dans le 17e : quel quartier pour quel projet ?
Le choix du bon quartier au sein du 17e conditionne largement la réussite d'un achat, tant en termes de qualité de vie que de potentiel de valorisation.
Pour un investissement locatif : les Batignolles ou Épinettes
Les Batignolles offrent une demande locative permanente avec des rendements bruts entre 3,5 et 4,2 %. Les Épinettes, moins chères à l'achat, peuvent atteindre 4,5 % mais avec une clientèle locataire plus variable. Le choix dépend de votre tolérance au risque et de votre horizon de détention.
Pour une résidence familiale : Pereire ou Wagram
Les boulevards Pereire et Wagram offrent un excellent compromis entre calme résidentiel, grandes surfaces et bons rapports qualité-prix. Les immeubles des années 1920-1930 proposent souvent 4 à 6 pièces avec parquet, moulures et balcon.
Pour un placement patrimonial : Monceau
Monceau reste la référence absolue pour une stratégie patrimoniale de long terme. La rareté des biens, la qualité architecturale et la demande internationale permanente sécurisent la valeur sur des décennies. Le ticket d'entrée reste élevé mais la plus-value à 20-30 ans est l'une des plus sûres du marché parisien.
Pour un budget maîtrisé : Porte de Clichy ou Porte de Saint-Ouen
Les secteurs limitrophes du périphérique nord offrent les meilleures opportunités pour les acheteurs à budget contraint. L'effet de rattrapage avec les quartiers historiquement plus chers se poursuit, porté par les aménagements urbains récents.
Comparaison du 17e avec les arrondissements voisins
Pour bien situer le 17e, le comparer à ses voisins permet de mieux comprendre ses positionnements spécifiques.
17e vs 16e : la rive droite bourgeoise
Le 16e arrondissement reste globalement plus cher que le 17e (11 050 €/m² contre 10 900), avec une clientèle encore plus patrimoniale. Le 17e offre plus de diversité et plus d'opportunités pour les acheteurs jeunes, là où le 16e reste un marché très codifié.
17e vs 8e : ambiance et prix
Le 8e, plus tertiaire et commerçant, affiche des prix équivalents à Monceau-Ternes (12 500 - 13 500 €/m²). Le 17e offre davantage de résidentialité, là où le 8e conjugue prestige et dimension affaires.
17e vs 9e : deux arrondissements dynamiques
Le 9e affiche des prix moyens plus élevés (10 950 €/m²) avec une clientèle plus jeune et internationale. Le 17e, plus vaste, propose davantage de variété de budgets et de typologies.
17e vs Levallois-Perret : passer la frontière ?
Juste au nord-ouest, Levallois-Perret pratique des prix 10 à 15 % inférieurs pour des surfaces plus généreuses. Le choix entre le 17e et Levallois se joue sur la préférence intra-muros versus première couronne, l'image patrimoniale et la fiscalité locale.
Perspectives du 17e pour 2027-2028
Plusieurs dynamiques structurelles devraient continuer à porter le marché du 17e sur les deux prochaines années.
La consolidation des Batignolles comme marque
Le quartier des Batignolles a définitivement changé de dimension. Les prix, désormais proches de 12 100 €/m² au cœur, continuent leur ascension progressive. Le rayonnement du secteur s'étend mécaniquement vers les quartiers périphériques (Brochant, Épinettes).
L'effet des aménagements urbains
Le nouveau parc Martin-Luther-King, le prolongement du tram T3 et les projets autour de la porte de Clichy continuent d'améliorer l'attractivité du nord de l'arrondissement. Ces investissements publics ont historiquement généré des hausses de prix de 10 à 15 % dans les deux à trois ans suivant leur achèvement.
Le retour de la clientèle internationale sur Monceau
La reprise des flux d'acheteurs internationaux, notamment moyen-orientaux et asiatiques, soutient durablement les prix du secteur Monceau. Cette clientèle, moins sensible aux taux d'intérêt, amortit les cycles baissiers et accélère les phases de reprise.
Prix immobilier Paris 17 : quelle évolution sur les douze derniers mois ?
Le 17e progresse d'environ 1,9 % sur un an, pour une moyenne autour de 10 150 €/m². Cette moyenne recouvre trois dynamiques distinctes.
- Les petites surfaces des Batignolles et des Épinettes portent la hausse : demande soutenue, faible stock, délais courts. Ce sont elles qui avaient le moins baissé pendant la correction (environ 5 %).
- Les grandes surfaces premium de Monceau et des Ternes se redressent depuis 2025 après une baisse allant jusqu'à 12 %, mais n'ont pas retrouvé leurs niveaux de 2021. La reprise y dépend du coût du crédit sur les gros tickets et du retour des acheteurs internationaux.
- Le nord de l'arrondissement bénéficie mécaniquement des aménagements achevés (parc Martin-Luther-King, tribunal, prolongement du tram T3), avec un effet de rattrapage encore en cours.
À l'échelle de Paris, cette configuration n'a rien d'original : la reprise de 2025-2026 est plus nette sur les petites typologies et les quartiers en transformation que sur le haut de gamme établi. Notre analyse de l'évolution des prix parisiens replace ces mouvements dans la série longue, et le panorama des prix par arrondissement permet la comparaison avec les autres secteurs. Sur les arrondissements limitrophes, voir aussi le 16e et le 9e.
Ces chiffres sont des ordres de grandeur de cadrage, pas des valeurs de transaction. Ils vieillissent, et ils ne disent rien de l'immeuble, de l'étage, de l'exposition ni de l'état du bien.
Combien vaut votre appartement dans le 17e ?
Dans un arrondissement aussi contrasté, une estimation utile se construit en trois temps.
1. Partir du micro-secteur, pas de l'arrondissement
La bonne référence n'est pas « le 17e » ni même « les Batignolles », mais les cinq à dix ventes les plus comparables dans un rayon de trois cents mètres, sur les douze derniers mois. La base publique DVF permet de les consulter gratuitement, adresse par adresse.
2. Corriger des caractéristiques du bien
Étage et ascenseur, exposition et luminosité, vis-à-vis, rue ou cour, état des parties communes, présence d'un balcon ou d'une terrasse, surface annexe : dans le 17e, ces corrections cumulées expliquent couramment un écart de 20 % entre deux appartements du même immeuble.
3. Chiffrer l'effet du DPE
Sur les immeubles anciens du secteur Ternes-Monceau, les étiquettes E, F et G sont fréquentes, et elles pèsent désormais directement sur le prix : audit énergétique obligatoire à la vente pour les monopropriétés classées E, F ou G, calendrier d'interdiction de location (G depuis 2025, F en 2028, E en 2034), et un acquéreur qui arrive avec un chiffrage de travaux. Notre analyse de la décote liée au DPE donne les ordres de grandeur, et le simulateur de DPE permet d'estimer la classe avant le passage du diagnostiqueur.
Pour la méthode complète, notre guide de l'estimation d'un appartement à Paris détaille chaque étape, et l'outil d'estimation gratuit fournit une première fourchette en quelques minutes.
Situer et valoriser votre bien du 17e
Obtenir une estimation fiable dans un arrondissement aussi varié que le 17e nécessite une analyse précise qui tient compte du micro-quartier, du standing de l'immeuble et des caractéristiques du bien. Notre outil d'estimation gratuit intègre ces spécificités pour vous livrer une fourchette adaptée en quelques minutes.
Pour une vue d'ensemble du marché parisien, consultez notre guide pilier des prix immobiliers à Paris, ainsi que notre analyse de l'évolution du marché. Pour bien préparer votre vente, notre guide complet de la vente à Paris détaille toutes les étapes clés.
Une fois votre estimation cadrée, la plateforme MonMandat vous connecte avec les meilleurs agents du 17e, spécialisés sur votre micro-quartier. Vous recevez sous 48 heures plusieurs propositions détaillées (honoraires, stratégie, délai estimé), vous rencontrez les professionnels qui retiennent votre attention, puis vous choisissez librement le mieux adapté à votre bien et à votre projet. Dans un arrondissement où chaque quartier a ses propres codes, cette approche ciblée transforme radicalement votre expérience de vendeur.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen du m² à Paris 17 en 2026 ?
Environ 10 150 €/m² pour un appartement ancien, en progression d'environ 1,9 % sur un an. Cette moyenne a peu de sens prise seule : elle recouvre des quartiers à 14 400 €/m² (Monceau) et d'autres à 9 000 €/m² (porte de Saint-Ouen).
Quel est le quartier le plus cher du 17e ?
Le secteur Monceau, dans le triangle Courcelles–Wagram–Malesherbes, avec 13 000 à 14 400 €/m² et des références supérieures pour les étages nobles avec vue sur le parc. Viennent ensuite les Ternes et l'Étoile, entre 12 000 et 13 000 €/m².
Quel est le quartier le moins cher du 17e ?
Les franges nord, autour de la porte de Clichy et de la porte de Saint-Ouen, entre 9 000 et 10 050 €/m², suivies des Épinettes entre 9 500 et 10 400 €/m².
Le quartier des Batignolles est-il encore un bon achat ?
Les prix y ont progressé de plus de 60 % en dix ans : l'essentiel du rattrapage est fait, et acheter aujourd'hui aux Batignolles n'est plus un pari sur la transformation du quartier mais un achat de marché établi. Le potentiel de rattrapage se situe désormais un cran au nord, sur les Épinettes et vers la porte de Clichy.
Combien de temps faut-il pour vendre un appartement dans le 17e ?
Environ 45 jours aux Batignolles pour un deux ou trois pièces bien positionné, jusqu'à une centaine de jours pour une grande surface sur Monceau ou les Ternes. Le prix d'affichage explique la majeure partie de l'écart : un bien surévalué de 5 % perd l'effet des dix premiers jours de diffusion, qui concentre l'essentiel des contacts qualifiés.
Vaut-il mieux vendre dans le 17e ou attendre ?
La réponse dépend beaucoup plus du bien que du marché. Sur une petite surface bien placée aux Batignolles, la demande est là maintenant. Sur une grande surface classée F ou G, chaque année qui passe rapproche des échéances réglementaires et renforce la position de négociation de l'acquéreur : attendre coûte généralement plus que ce que la hausse du marché rapporte. Nous ne donnons pas de conseil d'investissement — ce sont des ordres de grandeur à confronter à votre situation.
Le 17e est-il plus cher que le 16e ?
Non, en moyenne : le 16e reste au-dessus. Mais le haut du 17e (Monceau, Ternes) chevauche largement les fourchettes du 16e, tandis que le nord de l'arrondissement se situe très en dessous. Comparer les deux arrondissements par leurs moyennes n'a pas grand intérêt ; comparer Monceau à Passy ou les Épinettes à Auteuil en a beaucoup plus.
Sources et méthodologie
Dernière mise à jour : août 2026. Prix au m² pour les appartements anciens, arrondis à la cinquantaine d'euros, issus du croisement de la base BIEN des Notaires du Grand Paris, de la base publique DVF (DGFiP), des baromètres MeilleursAgents, PAP et Efficity, et des transactions observées par notre réseau.
Le 17e est l'arrondissement parisien le plus contrasté : entre les Épinettes et le Parc Monceau, l'écart dépasse 30 % au m². Ces moyennes sont des repères de cadrage — seule une estimation tenant compte de l'immeuble, de l'étage, du DPE et de l'état du bien donne une valeur fiable.