Le prix moyen des appartements anciens du 15e arrondissement s'établit autour de 8 800 €/m² en 2026, soit environ 8 % sous la moyenne parisienne. C'est un chiffre sensiblement plus bas que celui que l'on trouve habituellement sur les portails d'annonces, et la raison est simple : il est issu des ventes réellement signées, pas des prix demandés.
Derrière cette moyenne, l'arrondissement le plus peuplé de Paris abrite des marchés très différents. Entre le front de Seine et la porte de Versailles, l'écart dépasse 40 % au mètre carré. Autant dire qu'une estimation fondée sur la moyenne « Paris 15e » se trompe mécaniquement d'un étage de gamme. Pour un chiffre adapté à votre adresse, à votre étage et à votre diagnostic, commencez par une estimation de votre appartement : c'est le repère à partir duquel tout le reste se discute.
Quel est le prix au m² dans le 15e arrondissement en 2026 ?
Environ 8 800 €/m² pour un appartement ancien de qualité courante. Ce chiffre n'est pas une moyenne d'annonces : il s'appuie sur les prix au m² standardisés publiés par les Notaires du Grand Paris, qui mesurent des actes signés, et il est recoupé avec la base publique des ventes (DVF).
Le détail de ce que disent les sources de transactions :
- Prix standardisé des notaires pour le 15e : 8 780 €/m² au deuxième trimestre 2026, dernier trimestre publié.
- Moyenne des quatre derniers trimestres connus : 8 830 €/m², ce qui lisse la volatilité propre aux mesures trimestrielles par arrondissement.
- Relevé des notaires par quartier à fin décembre 2025 : 8 860 €/m² pour l'arrondissement, en repli de 0,4 % sur un an.
- Base DVF, ventes enregistrées sur cinq ans : environ 9 375 €/m². Ce chiffre est plus élevé parce qu'il intègre les années 2021 et 2022, nettement au-dessus du marché actuel.
Les trois premières mesures convergent entre 8 780 et 8 860 €. Retenir 8 800 €/m² comme repère de cadrage est donc solide. Nous avons corrigé ce chiffre à la baisse en 2026 après confrontation aux données de transactions : la valeur qui circulait auparavant, proche de 10 400 €/m², provenait de relevés de prix d'offre et surestimait le marché réel d'environ 18 %.
Le marché immobilier du 15e en 2026 : les grandes tendances
Le 15e n'est pas en train de monter. Il est en train de se stabiliser, après une baisse qui l'a ramené à son niveau de 2018.
Une décrue lente, puis un plateau
Les prix standardisés des notaires donnent la trajectoire sans ambiguïté : 9 500 €/m² début 2023, 8 900 € fin 2024, 8 830 € fin 2025, 8 780 € au deuxième trimestre 2026. Soit un repli de l'ordre de 7,5 % en trois ans et demi, mais seulement 1 % sur les douze derniers mois. La correction est donc essentiellement derrière, et le marché évolue désormais à plat.
Un parc immobilier diversifié
Le 15e compte près de 140 000 logements, environ un dixième du parc parisien à lui seul. Cette densité s'accompagne d'une grande variété architecturale : immeubles haussmanniens autour de Pasteur et Cambronne, constructions des années 1930 entre Convention et Vaugirard, tours et programmes récents à Beaugrenelle et sur le front de Seine, petits immeubles de faubourg dans les rues secondaires de Javel et de Saint-Lambert. Cette diversité explique à la fois l'amplitude des prix et la relative résilience du marché local.
Une dynamique commerciale soutenue
Avec de l'ordre de 2 000 à 2 500 ventes d'appartements par an selon les ventes enregistrées, le 15e figure parmi les arrondissements les plus liquides de Paris — c'est une conséquence directe de la taille de son parc. Cette liquidité a un avantage concret pour un vendeur : les points de comparaison sont nombreux, et une estimation bien construite y est moins hasardeuse qu'ailleurs. La clientèle reste majoritairement française et francilienne, ce qui rend le marché local moins dépendant des flux internationaux que le centre ou l'ouest parisien.
Prix au mètre carré par quartier du 15e
Le 15e se décompose en secteurs aux identités marquées, chacun avec sa propre logique de marché. Voici les fourchettes observées en 2026 pour des appartements anciens en bon état, hors biens d'exception, du secteur le plus cher au plus accessible.
- Grenelle – Dupleix – La Motte-Picquet : 9 000 à 10 600 €/m²
- Beaugrenelle – Front de Seine : 8 800 à 10 200 €/m²
- Commerce – Émile Zola : 8 700 à 10 000 €/m²
- Pasteur – Necker – Volontaires : 8 500 à 9 900 €/m²
- Javel – André Citroën – Lourmel : 7 900 à 9 300 €/m²
- Convention – Vaugirard : 7 800 à 9 400 €/m²
- Porte de Versailles – Brancion : 7 400 à 8 600 €/m²
Ces fourchettes ne sont pas déduites de la moyenne de l'arrondissement : elles sont construites à partir des quatre quartiers administratifs que les notaires mesurent séparément dans le 15e — Grenelle à 9 610 €/m², Necker à 9 040 €, Javel à 8 440 € et Saint-Lambert à 8 320 € au dernier relevé par quartier —, dont les rapports ont été appliqués au prix moyen de 2026.
Grenelle et Dupleix : le haut de l'arrondissement
Le nord du 15e, entre le boulevard de Grenelle, l'avenue de La Motte-Picquet et le Champ-de-Mars, est le secteur le plus cher. Il doit sa prime à trois choses : la proximité immédiate du 7e, la qualité du bâti haussmannien et bourgeois, et les vues dégagées sur la Seine ou sur la tour Eiffel. Les ventes enregistrées boulevard de Grenelle ressortent, en moyenne sur cinq ans, autour de 10 600 €/m², ce qui confirme le positionnement du secteur en haut de l'arrondissement.
Beaugrenelle et le front de Seine : la modernité parisienne
Les tours des années 1970 et les programmes plus récents du front de Seine forment un marché à part, entre 8 800 et 10 200 €/m². La vue, les grandes surfaces, les ascenseurs et le centre commercial tirent les prix vers le haut ; les charges de copropriété élevées et l'image des tours les retiennent. Un appartement rénové avec terrasse et vue Seine peut dépasser nettement le haut de la fourchette.
Commerce et Émile Zola : le cœur vivant
Autour de la rue du Commerce et de son marché, l'ambiance de village et la densité commerciale soutiennent des prix entre 8 700 et 10 000 €/m². C'est le secteur qui attire le plus de jeunes couples et de familles urbaines, et celui où les délais de vente sont les plus courts.
Pasteur, Necker et Volontaires : l'excellence résidentielle
Le quartier administratif de Necker, qui couvre Pasteur, Volontaires et Sèvres-Lecourbe, se situe autour de 9 040 €/m² selon les notaires, soit légèrement au-dessus de la moyenne de l'arrondissement. Le bâti y est bourgeois, les surfaces généreuses, et la proximité du 6e et du 7e joue. Les fourchettes de 8 500 à 9 900 €/m² reflètent un écart important entre les immeubles de standing et le bâti secondaire des rues adjacentes.
Convention et Vaugirard : le bon rapport qualité-prix
C'est le cœur du quartier administratif de Saint-Lambert, le moins cher des quatre à 8 320 €/m². Le triangle Convention – Vaugirard – Cambronne offre le meilleur rapport surface-prix de l'arrondissement, avec des immeubles des années 1930 souvent bien conçus. Précision utile : les ventes de la rue de Vaugirard elle-même ressortent bien plus haut dans les bases publiques, mais c'est un artefact — la rue traverse aussi le 6e, dont les prix tirent la moyenne vers le haut.
Javel, André Citroën et Lourmel
L'ouest de l'arrondissement, autour du parc André-Citroën et de la rue de Lourmel, se situe à 8 440 €/m² selon le relevé par quartier. Le secteur bénéficie du parc et du RER C, mais souffre d'une desserte en métro moins dense et d'un bâti plus hétérogène.
Porte de Versailles et Brancion : le bas de l'échelle
Les abords du périphérique et du parc des expositions forment le segment le plus accessible du 15e, entre 7 400 et 8 600 €/m². Les nuisances des grands axes et l'éloignement du centre y pèsent, mais le prolongement de la ligne 12 et la requalification du parc des expositions ont amélioré la situation.
Pourquoi une fourchette de quartier peut dépasser la moyenne du 15e
Cette question revient si souvent qu'elle mérite une section à elle seule. Comment le secteur Grenelle peut-il afficher 9 000 à 10 600 €/m² quand la moyenne de l'arrondissement est à 8 800 ?
Une fourchette de quartier décrit des biens de qualité courante et correctement placés. Une moyenne d'arrondissement, elle, intègre tout ce qui n'entre dans aucune fourchette : les rez-de-chaussée sur cour, les étages élevés sans ascenseur, les appartements sur périphérique, les logements classés F et G, les lots occupés vendus avec décote.
Ces deux objets ne mesurent donc pas la même chose. Il est parfaitement normal que plusieurs secteurs affichent des fourchettes supérieures à la moyenne — à condition que d'autres passent en dessous, ce qui est bien le cas ici : Convention-Vaugirard, Javel et Porte de Versailles ont un plancher nettement sous 8 800 €, et Pasteur-Necker ainsi que Commerce y descendent également.
Le contrôle à faire quand vous consultez un tableau de prix par quartier est simple : la moyenne annoncée doit tomber à l'intérieur de l'enveloppe des fourchettes, et au moins deux secteurs doivent avoir un plancher en dessous d'elle. Si les six ou sept fourchettes commencent toutes au-dessus de la moyenne, le tableau est arithmétiquement impossible — et vous êtes probablement en train de lire des prix d'annonces présentés comme des prix de vente.
Le 15e est-il moins cher que la moyenne parisienne ?
Oui, d'environ 8 %. Les notaires mesurent Paris à 9 560 €/m² au deuxième trimestre 2026, contre 8 780 € pour le 15e.
Cette décote s'explique par la composition du parc plus que par un déficit d'attractivité. Le 15e est vaste, majoritairement résidentiel, et ses immeubles des années 1930 à 1970 sont surreprésentés par rapport au haussmannien qui fait la valeur des arrondissements centraux. Il offre en contrepartie ce que Paris a de plus rare : des surfaces familiales, en nombre, à un prix qui reste accessible pour un actif parisien. Notre guide des prix immobiliers à Paris arrondissement par arrondissement permet de situer le 15e dans l'ensemble, et notre analyse de l'évolution des prix parisiens replace la baisse récente dans le cycle long.
Qui achète dans le 15e : le profil des acheteurs
Savoir qui achète permet de savoir comment vendre. Le 15e a une clientèle très typée.
Les familles parisiennes en quête de surface
C'est le premier profil, et de loin. Des couples de trente-cinq à quarante-cinq ans, souvent déjà propriétaires d'un deux ou trois-pièces dans un arrondissement plus central, qui cherchent un quatre-pièces sans quitter Paris. Ils arbitrent sur la surface, la qualité des écoles et le calme, et acceptent de s'éloigner du centre pour les obtenir.
Les primo-accédants
Sur les studios et les deux-pièces des secteurs sud et ouest, la clientèle est jeune et contrainte par la capacité d'emprunt. Elle est très sensible au montant des charges et au DPE, qui pèsent directement sur la mensualité globale.
Les investisseurs patrimoniaux
Les petites surfaces proches des stations de métro et des facultés attirent des investisseurs de long terme. Ils achètent au rendement et négocient donc plus durement que les acheteurs en résidence principale.
Les critères qui font varier les prix dans le 15e
Dans un arrondissement aussi hétérogène, le secteur ne fait que la moitié du prix. Le reste tient à quelques critères dont l'effet est mesurable.
- L'étage et l'ascenseur. Dans le bâti de faubourg du 15e, un quatrième étage sans ascenseur se négocie couramment 10 à 15 % sous un bien équivalent desservi. Le détail est chiffré dans notre analyse de l'effet de l'étage et de l'ascenseur sur le prix.
- Le DPE. Depuis que le diagnostic est opposable, une étiquette F ou G ouvre une négociation quasi systématique. L'ampleur de la décote est documentée dans notre article sur la décote liée au DPE.
- Le vis-à-vis et le bruit. Les grands axes du 15e — Lecourbe, Vaugirard, Convention, boulevard Victor — pèsent nettement sur les étages bas.
- La surface retenue. Surface Carrez et surface habitable ne coïncident pas toujours, et l'écart se paie au moment de l'offre : voir surface Carrez ou surface habitable.
- Les charges de copropriété. Particulièrement décisives sur le front de Seine, où elles peuvent représenter plusieurs centaines d'euros par mois et amputer d'autant le budget d'acquisition de l'acheteur.
Combien vaut votre appartement dans le 15e ?
C'est la question qui précède toutes les autres, et celle que le prix moyen de l'arrondissement ne suffit jamais à trancher. Estimer un appartement dans le 15e revient à partir du prix du secteur, puis à corriger ce repère par les caractéristiques propres du bien. Entre deux appartements de surface identique situés à dix minutes à pied l'un de l'autre, l'écart atteint couramment 25 à 30 %.
Estimation en ligne, agence ou notaire : que valent les trois méthodes ?
L'estimation en ligne donne un ordre de grandeur immédiat à partir des transactions récentes du secteur : c'est le bon point de départ, à condition de savoir qu'elle ignore l'état, l'exposition et la qualité de la copropriété. L'estimation en agence affine ce cadrage avec la connaissance du terrain, mais elle reste un acte commercial : un avis de valeur trop flatteur allonge le délai de vente au lieu de le raccourcir. L'expertise notariale, payante, produit la valeur la plus opposable, utile en succession, en divorce ou en indivision. La méthode la plus fiable consiste à croiser les trois. Notre guide de l'estimation d'un appartement à Paris détaille ce que chaque méthode voit et ce qu'elle ne voit pas.
Le réflexe qui évite l'erreur la plus coûteuse
Ne partez jamais d'un prix au m² affiché sur un portail d'annonces. Ce sont des prix demandés, pas des prix obtenus, et l'écart entre les deux a atteint dans le 15e près de 18 % — c'est exactement l'erreur que cette page portait avant sa correction. Partez des ventes signées, puis ajustez.
Combien de temps faut-il pour vendre un appartement dans le 15e ?
Pour un bien correctement positionné, comptez de l'ordre de huit à dix semaines jusqu'à l'offre, puis cinq à six mois jusqu'à l'acte authentique une fois le compromis signé. Le 15e est plus rapide que la moyenne parisienne sur les typologies familiales, pour lesquelles la demande dépasse structurellement l'offre.
Trois facteurs allongent ce délai de façon prévisible : un prix affiché au-dessus du marché du secteur, une étiquette énergétique F ou G non anticipée, et un dossier de copropriété incomplet au moment du compromis. Les leviers qui le raccourcissent sont détaillés dans notre article sur la vente rapide d'un appartement.
Vendre dans le 15e : stratégie gagnante
Quatre décisions font l'essentiel du résultat.
- Positionner le prix sur le secteur, pas sur l'arrondissement. Un appartement porte de Versailles affiché au prix de Grenelle ne se vend pas : il sert de repoussoir aux biens concurrents.
- Traiter le DPE avant la mise en vente quand l'étiquette est F ou G. Une remise à niveau documentée vaut mieux qu'une négociation subie à l'offre.
- Rassembler le dossier de copropriété en amont : trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, carnet d'entretien, appels de fonds, travaux votés. C'est ce qui sécurise l'acheteur et raccourcit le délai entre l'offre et le compromis.
- Mettre les agents en concurrence sur le prix de vente attendu, pas sur le prix affiché. Le sujet des honoraires et de leur négociabilité est traité dans notre guide des honoraires d'agence à Paris.
Le parcours complet, de la préparation du bien à la signature, est décrit dans notre guide du vendeur parisien.
Acheter dans le 15e : opportunités 2026
Du côté acheteur, la configuration de 2026 est inhabituelle : les prix ont reculé de 7,5 % en trois ans et demi, et le marché s'est stabilisé sans repartir. Les secteurs qui offrent le meilleur rapport valeur-prix sont ceux dont la décote tient à des facteurs en cours d'amélioration plutôt qu'à des handicaps structurels — les abords de la porte de Versailles et le sud de Saint-Lambert en particulier.
À l'inverse, le front de Seine et le secteur Grenelle offrent peu de marge de négociation : leur prime est ancienne et stable.
Comparaison avec les arrondissements voisins
Situer le 15e par rapport à ses voisins immédiats permet d'en comprendre la valeur relative. Les chiffres ci-dessous sont les prix standardisés des notaires au deuxième trimestre 2026.
15e contre 7e : l'alternative accessible
Le 7e ressort à 13 010 €/m², soit environ 48 % au-dessus du 15e. C'est le plus grand écart entre deux arrondissements limitrophes de Paris. Beaucoup d'acheteurs qui visaient le 7e se reportent sur le haut du 15e — Champ-de-Mars, Cambronne, La Motte-Picquet — où l'on retrouve une partie de l'environnement pour un prix bien inférieur. Notre analyse du 7e arrondissement détaille cette frontière.
15e contre 14e : le match sud parisien
Le 14e est à 9 100 €/m², soit environ 4 % au-dessus du 15e — deux marchés très proches. Le 14e se distingue par une offre plus artistique et un bâti plus homogène ; le 15e par le nombre de grandes surfaces disponibles. Le comparatif détaillé figure dans notre page consacrée au 14e.
15e contre 16e : les deux arrondissements familiaux
Le 16e est à 10 220 €/m², soit environ 16 % au-dessus du 15e. Il offre davantage de biens de prestige et une image plus établie ; le 15e est le choix rationnel des familles qui privilégient le budget et la vie de quartier. Notre analyse du 16e arrondissement permet de comparer finement les deux secteurs.
15e contre Issy-les-Moulineaux : passer la frontière ?
Juste au sud, Issy-les-Moulineaux permet de gagner de la surface. Pour fixer les idées, la moyenne des appartements anciens des Hauts-de-Seine ressort à 5 940 €/m² au deuxième trimestre 2026 — mais Issy, très bien desservie et fortement tertiarisée, se situe nettement au-dessus de cette moyenne départementale. L'écart réel avec le 15e dépend beaucoup du quartier considéré : mieux vaut comparer adresse par adresse que de raisonner en pourcentage global.
Perspectives du 15e pour 2027-2028
Trois dynamiques structurent les deux prochaines années, et aucune ne plaide pour une reprise vive.
Les projets urbains en cours
Le réaménagement du parc des expositions de la porte de Versailles, le prolongement de la ligne 12 et la requalification de plusieurs axes améliorent durablement l'attractivité des micro-secteurs sud de l'arrondissement — ceux-là même qui portent la décote la plus forte aujourd'hui.
La pression démographique des familles
Paris connaît une pénurie structurelle de grandes surfaces. Le 15e en propose davantage que la moyenne parisienne et capte mécaniquement cette demande, ce qui soutient les prix des quatre et cinq-pièces plus que ceux des petites surfaces.
Le calendrier énergétique
L'interdiction de location des logements classés F en 2028, puis E en 2034, pèsera sur le segment investisseur. Dans un arrondissement où les immeubles d'après-guerre sont nombreux, cette échéance a déjà commencé à creuser l'écart entre les biens bien classés et les autres. C'est probablement le facteur de dispersion le plus puissant des prochaines années, davantage que la géographie.
Pour une lecture d'ensemble du cycle parisien, voir notre analyse du marché immobilier parisien en 2026.
Questions fréquentes
Quel est le prix du m² dans le 15e arrondissement de Paris ?
Environ 8 800 €/m² pour un appartement ancien en 2026, avec une amplitude de 7 400 à 10 600 €/m² selon le secteur, l'étage et l'état. Ce chiffre est issu des ventes signées, pas des prix demandés.
Quel est le quartier le plus cher du 15e ?
Le quartier administratif de Grenelle, au nord de l'arrondissement, mesuré à 9 610 €/m² par les notaires. En pratique, le haut de la fourchette se situe entre le boulevard de Grenelle, La Motte-Picquet et les abords du Champ-de-Mars.
Et le quartier le moins cher ?
Saint-Lambert, à 8 320 €/m², qui couvre le sud de l'arrondissement autour de Convention, Vaugirard et la porte de Versailles. Les abords immédiats du périphérique descendent plus bas encore.
Les prix du 15e baissent-ils en 2026 ?
Ils ont baissé d'environ 7,5 % depuis début 2023, mais seulement 1 % sur les douze derniers mois. Le mouvement est donc un plateau plutôt qu'une baisse en cours.
Le 15e est-il un bon arrondissement pour vendre ?
Oui pour les typologies familiales, où la demande dépasse l'offre et où les délais sont courts. C'est plus disputé sur les studios et les deux-pièces, où l'acheteur est un investisseur ou un primo-accédant contraint par sa capacité d'emprunt, donc plus sensible au prix et au DPE.
Pourquoi les portails d'annonces affichent-ils des prix plus élevés ?
Parce qu'ils mesurent des prix demandés. Entre le prix affiché et le prix signé, l'écart a atteint près de 18 % dans le 15e. C'est précisément pour cette raison que cette page s'appuie sur les bases de transactions.
Combien vaut un deux-pièces de 45 m² dans le 15e ?
En ordre de grandeur, entre 350 000 et 450 000 € selon le secteur, l'étage et le diagnostic. L'écart entre ces deux bornes correspond exactement à ce qu'une estimation personnalisée permet de trancher.
Simuler et valoriser votre bien du 15e
Le chiffre qui compte n'est pas la moyenne de l'arrondissement, c'est celui de votre adresse, corrigé de votre étage, de votre exposition, de vos charges et de votre étiquette énergétique. Une estimation en ligne de votre appartement vous donne ce point de départ en quelques minutes, et le compare aux ventes récentes de votre secteur.
Si votre diagnostic est classé E, F ou G, mesurez d'abord l'effet de l'étiquette sur votre prix : c'est souvent le poste sur lequel une préparation de quelques semaines rapporte le plus. Notre guide complet du DPE détaille ce qui se corrige avant une mise en vente et ce qui ne se corrige pas.
Sources. Prix au m² standardisés des appartements anciens, Notaires du Grand Paris (relevé historique par arrondissement au deuxième trimestre 2026 et relevé par quartier à fin décembre 2025) ; base publique des demandes de valeurs foncières (DVF, DGFiP). Les prix indiqués sont des ordres de grandeur destinés au cadrage : seule une estimation portant sur votre bien a valeur de repère opérationnel.